définition

Perte d'urines involontaire survenant en dehors de la miction et entraînant une gêne.

épidémiologie

La fréquence de l'incontinence urinaire chez la femme augmente avec l'âge. Il existe deux pics d'incidence, l'un au moment de la péri ménopause et l'autre après 75 ans. Les facteurs de risque sont l'âge, le surpoids, le tabagisme, le nombre d'accouchements et les efforts répétés.

Chez l'homme, l'incontinence est souvent favorisée par des traitements chirurgicaux et notamment en cas de chirurgie ou radiothérapie pour cancer de la prostate.

physiologie

  • Incontinence à l’effort : La continence résulte d’un équilibre entre pressions de la vessie et de l’urètre. La pression du sphincter est supérieure à celle de la vessie en dehors de la miction volontaire. Ce sphincter repose sur les muscles périnéaux (releveurs de l’anus), L’ensemble forme ainsi un hamac qui soutient l’urètre et participe à la continence.Lorsque le plancher périnéal est défaillant, il existe une hypermobilité de l’urètre lors des efforts entraînant une diminution de la pression sphinctérienne et donc une fuite.

traitements

La prise en charge des facteurs de risque (surpoids, tabagisme…) et la rééducation pelvi périnéale sont fondamentaleset constituent toujours les premières étapes du traitement. En cas d'échec un traitement chirurgical peut être proposée.

Certains examens sont systématiques avant toute chirurgie d'incontinence d'effort: ECBU, débitmétrie et mesure de résidu post mictionnel. Parfois le bilan urodynamique est nécessaire (incontinence mixte, échecs ou récidives après chirurgie).

La mise en place de bandelette sous urétrale (TOT ou TVT) est la chirurgie la plus fréquente.

Chez l'homme, des traitements chirurgicaux peuvent être proposés comme la mise en place d'une bandelette sous urétrale en cas d'incontinence légère ou l'implantation d'un sphincter urinaire artificiel si l'incontinence est sévère.